lundi 6 juillet 2015

L'assassin royal, L'apprenti assassin, Robin Hobb




Ce livre trainait dans ma bibliothèque depuis de nombreuses années et comme on me l’avait conseillé, je me suis décidé à me lancer.





Dans le royaume des Six-Duchés battu par les vents, Fitz, bâtard d’un prince, rejeté par sa famille, est élevé à la cour par le maitre d’écurie de son père. Mais le roi décide de lui faire enseigner une science redoutable, don de sa lignée, les Loinvoyant: l’art de la magie. Et qui plus est, dans l’intérêt du royaume, il devra également apprendre à devenir un assassin…





Tout commence lorsqu’un vieillard amène un enfant âgé de six à l’entrée d’un château car celui-ci est le fils de sa fille et du prince Chevalerie. Il ne veut plus avoir à s’occuper du bâtard du prince alors il laisse l’enfant et s’en va. Le garçonnet est alors amené à Castelcerf, là où vit la famille royale mais il n’aura jamais la chance de rencontrer son père car celui-ci quittera la ville avant son arrivée. L’enfant est surnommé Fitz (qui veut dire enfant illégitime d’un prince) est est confié à Burrich, un homme qui s’occupe des chevaux et des chiens. Fitz grandit et lorsqu’il est plus âgé, le roi le fait étudier avec Umbre. Fitz va alors apprendre à devenir un assassin pour le compte du roi.





 J’aurais vraiment du lire ce livre quand je l’ai acheté.



Je pensais avoir du mal avec ce roman mais c’est vraiment tout le contraire qui s’est produit. J’ai totalement adhéré à l’histoire et je me suis attachée à ce petit Fitz qu’on voit grandir au fil des pages. J’ai aimé son lien si spécial avec les animaux même si je n’ai pas encore bien compris en quoi cela consistait. C’est un don qui fait très peur à Burrich et qui le met même beaucoup en colère. Il est très agréable Fitz et de se sentir concerné par tous ses petits (ou gros) problèmes.


J’ai beaucoup aimé Fitz mais également les autres personnages comme Burrich, (même si parfois, on l’aime moins),Molly, le Roi Subtil, le prince Vérité et Umbre. Et surtout le fou….Alala, le fou…Je ne sais pas trop quoi dire sur lui à part que c’est un personnage que j’espère vraiment revoir dans la suite. Il est drôle, a un physique un peu particulier et ne semble pas vieillir (ou du moins, pas aussi vite que les autres).


Ce qui me faisait le plus peur en commençant ce livre, c’était de ne pas accrocher au style d’écriture. Mais ce ne fut pas le cas car le style de Robin Hobb est très agréable à lire. Je dirais même que ça se lit presque tout seul. Ca a été une très agréable lecture. Je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai donc encore 12 tomes à lire plus tous les autres tomes des autres séries de l’auteur.




Coup de cœur pour ce premier tome de L’assassin royal.

samedi 4 juillet 2015

Contes des royaumes, Poison, Sarah Pinborough






J’ai beaucoup vu passer ce livre sur Facebook et les avis enthousiastes m’ont donnés envie de le découvrir. J’ai bien fait.



Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction. Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...



Mon avis : C’est une lecture plutôt agréable avec une fin tout à fait inattendue qui m’a beaucoup plu.


J’aime bien les réécritures de contes et j’ai été contente de lire celui-ci, Blanche-Neige étant l’un de mes contes préférés. Dans ce conte, j’aime l’héroïne, les nains, peu le prince et pas du tout la Reine (surtout qu’elle me fichait la trouille dans le Disney quand j’étais petite). Eh bien là, j’ai bien aimé La Reine. Elle est méchante mais dès qu’elle fait des mauvaises actions, on sent qu’elle a des remords et qu’elle n’est pas si mauvaise que ça. Elle est à peine plus âgée que Blanche-Neige (elles ont cinq ans de différence) et en veut à sa belle-fille qui est adorée par le peuple et qui ne se comporte pas en Princesse en s’habillant et se comportant souvent comme un garçon, étant amie avec les servantes du château et avec les nains. Dans ce roman, La Reine, appelée Lilith (dans les légendes, Lilith est censée être la première femme d’Adam, la première démone, démone de la luxure) fait plutôt peur au peuple de son mari car tout le monde sait qu’elle est une sorcière. C’est elle que nous suivons le plus.


Blanche-Neige m’a plu même si elle est très effacée et beaucoup moins présente que sa belle-mère. Le chasseur m’a également plu et j’ai aimé le sort que lui réserve Lilith. Les nains sont assez intéressants, surtout rêveur qui est très émotif. Je n’ai pas trop aimé le prince. Déjà parce que je n’aime pas les princes charmants. Mais pas que pour ça.


Malgré la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à trouver des scènes de sexe (très soft) dans ce roman et ça m’a un peu surprise. Mais elles se lisent très bien et n’ont rien de très gênant et sont assez peu présentes.


Ce que j’ai aimé, c’est qu’il y a des références à d’autres contes comme Hansel et Gretel ou Aladdin. La représentation d’Aladdin n’a rien à voir avec le conte d’origine. On sait que cette histoire là se passe dans le royaume des nains et qu’il y a d’autres royaumes.


Mais ce que j’ai préféré, c’est la fin. Je ne m’y attendais pas du tout et elle m’a beaucoup plu tant je l’ai trouvé intéressante et même assez drôle, tout compte fait.


J’ai hâte de lire les deux autres tomes de la série et j’espère que je les aimerais autant et que les fins me surprendront autant que celle-ci. Et j'espère que nous aurons des nouvelles de certains des personnages de ce roman dans les suivants.

jeudi 2 juillet 2015

La voix du couteau, Le chaos en marche, tome 1, Patrick Ness


J'ai reçu ce livre grâce à Masse critique de Babelio et je pensais, vu son nombre de pages (plus de 500) que je mettrais du temps à le lire vu mon rythme de lecture actuel. Mais en fait, en quelques jours ma lecture fut achevée. Et maintenant, j'ai envie de lire les deux autres tome de la trilogie Le chaos en marche.





Dans un mois, Todd Hewitt aura treize ans. Dans un mois, il deviendra un homme. Il sera le tout dernier garçon de Nouveau Monde à atteindre l'âge adulte puisque, depuis la guerre contre les Spackle, les femmes ont été tuées, sans exception, par le virus du Bruit; le Bruit, omniprésent, qui ne vous laisse pas en paix, jamais. Jusqu'au jour où Todd trouve un endroit où le Bruit se tait.



 Dès le début de ma lecture, je me suis dit "Tiens, Todd parle un peu bizarrement." En effet, il emploie quelques mots qui n'existent pas ou plutôt, qui sont dérivés de mots existants mais surtout, la structure de ses phrases est souvent un peu bancale. Et il vaut mieux s'y habituer dès le début car c'est Todd qui raconte l'histoire avec son parler un peu particulier. Mais il apparait assez vite que Todd n'est pas le seul à parler ainsi. 

Et dans ce monde, même les animaux parlent. Pour certains ça ne change pas grand chose comme pour les Moutons qui au lieu de bêler disent "Moutons!". Mais d'autres arrivent à s'exprimer et à se faire comprendre. On a le cas avec Manchee, le chien de Todd. Même si son vocabulaire est très basique.

J'ai beaucoup aimé la représentation du Bruit sur certaines pages. On se rend compte que ce ne doit pas être quelque chose de facile de vivre constamment dans le Bruit. Tous les habitants de Prentissville entendent les pensées des autres hommes, ce qui fait qu'ils n'ont jamais un moment de calme. A Prentissville, on devient un homme à treize ans et pour Todd, le dernier garçon, il ne reste plus qu'un mois. Et c'est là, en allant vers le marécage voisin de la ville, qu'il découvre un endroit où le Bruit se calme. Et tout déraille à partir de là. Ben et Cillian, en quelque sorte ses parents adoptifs, le forcent à s'enfuir de la ville en lui donnant un couteau, une carte et le journal de sa mère qui contiendrait la vérité. Sauf que comme  de nombreux habitants de la ville, Todd ne sait pas bien lire. Le couteau aura une place très importante dans l'intrigue.

En quittant la ville, Todd découvrira la vérité sur Prentissville et sur Nouveau Monde, une vérité terrible qu'il n'aurait jamais soupçonné.


Ce livre est vraiment passionnant car on découvre certaines vérités en même temps que Todd et on le voit affronter certains de ses ennemis de Prentissville, notamment Aaron, l'homme d'église. On le voit faire des rencontres, faire des choix pour essayer de survivre dans des lieux qui lui sont plutôt hostiles.

J'ai beaucoup la façon de parler de certains des habitants de Nouveau Monde, notamment Wilf. "E z'viteront une cheurette, dit l'homme, mé à pied, eucune chaince, é vous ecrabeuilleront keum des crêpes." J'ai également beaucoup apprécié Manchee, le chien de Todd et un autre personnage dont je ne parlerais pas dans cette critique.

Une très jolie découverte. J'ai hâte de pouvoir lire la suite.

Person of Interest, saison 1

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J’avais lu de très bonnes critiques sur cette série sur internet et sa diffusion sur TF1 m’a permis de la découvrir. La première saison compte 23 épisodes et la série a été créée par Jonathan Nolan.



L’histoire: John Reese (Jim Caveziel) est un ancien agent de la CIA qui est censé être mort. Après une bagarre dans le métro, une jeune inspecteur de police, Joss Carter, tente de le retrouver. John est alors contacté par Harold Finch (Michael Emerson), un milliardaire qui a inventé une machine qui permet de détecter, grâce à de la surveillance de tout le monde à l’aide de caméra, de micro et de fouille dans les ordis personnel, les personnes liées de près ou de loin au terrorisme. Le gouvernement se sert de la machine mais elle détecte également toutes les personnes qui pourraient être liées à un meurtre "quelconque" dont le gouvernement se désintéresse. Harold engage John pour tenter d’aider ces personnes oubliées par le gouvernement. Pour cela, ils sont également aidés par Lionel Fusco, un inspecteur de police ripoux.



Mon avis:  J’ai beaucoup aimé cette série. Le côté "Un épisode, un cas" aurait pu me gêner parce que j’ai parfois un peu de mal avec ce genre de forme mais ça n’a pas été le cas pour cette série parce qu’il  y a toujours quelque chose d’autre à part l’enquête de John et Harold, par exemple l’inspecteur Carter essaye de savoir qui est son mystérieux homme en costume, on s’intéresse à l’affaire Elias ou on apprend des trucs sur John ou bien sur Harold.



Le concept est assez sympa. La machine donne un numéro de sécurité sociale qui correspond à une personne qui va être impliquée d’ici peu dans un crime. Mais John et Harold ne savent jamais si la personne est la victime…ou bien le bourreau. Et ça, je trouve que c’est juste génial.
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Pour l’enquête et tout ce qui la compose, j’ai bien aimé le coup des mouchards dans les téléphones portables. C’est quand même hyper rapide leur truc. John prend de nombreuses photos, ça fait très détective privé.  Et comme c’est un ancien agent de la CIA, il sait se battre, faire parler quelqu’un qui ne veut pas donner d’information et utiliser tout un tas d’armes et il parvient à rentrer dans différents rôles pour le bien de l’enquête. On en apprend un peu sur lui, sur ce qu’il a fait quand il était agent et sur une de ses relations amoureuses. Par contre, il est parfois assez violent et n’hésite pas à se servir des armes qu’il a sous la main.
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Personnellement, je préfère le personnage de Finch qui est plus secret. Tout comme John, tout le monde le croit mort et il use de nombreuses fausses identités. Et puis bon, il est super doué en informatique, il vit en solitaire, aime les livres, n’aime pas la violence ni les armes. Il est chouette, quoi. Mais quand même, j’aimerais bien en savoir plus sur lui et sur son ami Nathan décédé deux années plus tôt. La relation de Harold et John est très intéressante parce qu’on voit qu’elle évolue au fil des épisodes, qu’ils commencent à se faire vraiment confiance et à s’inquiéter l’un pour l’autre. Ils passent de "parfaits inconnus" à "presque amis" en peu de temps. Il est le "soutien" technique et financier de l’équipe qu’il forme avec John.

Et ce qu’il m’a plu dans cette première saison, c’est l’antagoniste principal (dont je ne dirais pas le nom) que j’ai bien aimé et qui est joué par un chouette acteur (mais dont je ne dirais pas non plus le nom). Et l’antagoniste secondaire est encore mieux, je trouve. Parce qu’on ne sait pas du tout qui c’est…Youpi! Du mystère.)

La fin de la saison une est…mmmh…horrible! C’est vraiment pas sympa de finir comme ça. Maintenant j’ai envie de voir la saison 2. 

La vf: Je la trouve de bonne facture. Nous retrouvons Jean-Pierre Michael (double, par exemple, Brad Pitt, Keanu Reeves ou encore Adrian Pasdar…) et Jean-Luc Kayser (double, par exemple, Woody Allen dans de nombreux de ses films) pour les rôles phares de la série, John Reese et Harold Finch. Je trouve que la plupart des rôles ont été plutôt bien castés et cela en fait une bonne vf.
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Une série très sympathique qui peut vite devenir addictive.






jeudi 9 avril 2015

Cendrillon, Kenneth Branagh


 

Depuis que j'ai appris que Cendrillon serait adapté en film live, je n'avais qu'une envie, le voir. Et ce fut chose faite la semaine de sa sortie dans les salles et je dois admettre que j'avais été légèrement refroidie par les quelques critiques négatives que j'avais pu lire de ci de là.

Et au final, j'ai passé un excellent moment.



Ella est une petite fille qui vit parfaitement heureuse avec ses parents. Malheureusement, sa mère vient à mourir et quelques années plus tard, se sentant un peu seul, son père épouse une nouvelle femme, Madame Trémaine et elle emménage avec ses deux filles. Mais le père d'Ella décède pendant un voyage et elle se retrouve seule avec sa belle-mère et ses demi-sœurs et est bien vite reléguée au rang de servante. Et pendant ce temps, là, le Roi veut que son fils se marie et un grand bal est organisé au château.



Le Cendrillon de 2015 est une très bonne adaptation du dessin animé Cendrillon de 1950. On retrouve tous les éléments qui ont fait le charme du dessin animé et même plus encore.

J'ai aimé tout le début car on découvre les parents d'Ella (Lily James) et c'est rarement le cas, du moins pour sa mère et il est toujours intéressant de connaître l'enfance d'un tel personnage. Même si on voit peu sa mère, on comprend à quel point point la famille est liée. Je me suis beaucoup attaché au père d'Ella et connaitre son destin m'a attristé. Ella est une jeune fille très positive qui trouve du bonheur dans chaque chose. Même quand elle est envoyée au grenier, elle trouve des raisons de se réjouir.

Madame Trémaine (Cate Blanchett) et ses filles (Holliday Grainger et Sophie McShera) sont très désagréables mais contrairement au dessin animé, nous avons une explication au fat que la belle-mère n'aime pas Cendrillon, ce qui apporte une nouvel éclairage au personnage et un peu plus de psychologie. Les filles, Anastasie et Javotte, sont aussi bêtes l'une que l'autre et apportent un peu d'humour. Ce sont elles qui trouvent à Ella son surnom de Cendrillon.

Et de l'autre côté, nous avons Kit, le Prince Charmant (très charmant...^^) (Richard Madden) et son père le Roi (Derek Jakobi) qui tient à ce que son fils épouse une princesse. Mais Kit rencontre Ella lors d'une chasse et comme il tient absolument à la revoir, il demande à organiser un grand bal qui serait ouvert à toutes les jeunes filles du royaume.

Comme dans le dessin animé, il y a Lucifer et les petites souris même si celles-ci ne parlent pas. Ella surnomme une de ses petites souris "Gus Gus". Par contre, la marraine bonne fée (Héléna Bonham Carter) est très différente de celle du dessin animé mais apporte un peu d'humour et de folie au tout. C'est d'ailleurs elle qui raconte l'histoire. Elle crée une magnifique robe pour Ella et surtout, les fameuses chaussures de verre.

L'histoire d'amour est toute mignonne. Certes, elle est rapide mais amplement moins que dans le dessin animé puisque Cendrillon et le Prince se rencontrent avant le bal donné au château.

J'ai beaucoup aimé les décors (que j'ai trouvé magnifiques par moments) et la musique.


Une excellent adaptation de Cendrillon même si je pense lui préférer A tout jamais grâce au caractère bien trempé de Danielle.


mardi 31 mars 2015

The Voices, Marjane Satrapi

 The Voices : Affiche

Je crois qu'à part The Voices, je n'ai pas vu d'autres films de Marjane Satrapi. Et vu comme celui-là m'a plu, ce ne sera probablement bientôt plus le cas.




Jerry est employé dans une entreprise de fabrication de baignoire. Il est célibataire et attiré par une collègue qui bosse à la comptabilité de l'usine et n'a pas beaucoup d'amis. Pourtant, il n'est pas solitaire car il vit avec Monsieur Moustache et Bosco, un chat méchant et un chien gentil qui lui parlent. Il voit une psychologue et tout va plutôt bien dans sa vie. Quoique...




J'ai vraiment beaucoup aimé ce film.

On suit l'histoire du point de vue de Jerry (Ryan Reynolds), un homme dont on découvre qu'il n'est pas mentalement stable et qu'il ne voit pas la vie comme les autres, il ne voit pas la réalité comme elle est. Comme il est nouveau dans l'usine, il est nommé d'office pour participer à l'organisation d'une fête entre collègue. On découvre alors qu'il est intéressé par Fiona (Gemma Arterton), une comptable. Mais Gemma n'est pas très attirée par Jerry (tandis qu'une autre collègue, Lisa (Anna Kendrick), le trouve charmant.

Il va voir une psy à qui il confirme qu'il n'entend pas de voix alors que lorsqu'il est à la maison, son chat Monsieur Moustache, et son chien, Bosco, lui parlent. Le chat est même très agressif et vulgaire tandis que le chien essaye toujours d'être gentil et de lui remonter le moral. Surtout que Jerry ne prend pas toujours ses médicaments.

Même si le film est très drôle, il  y a quelques scènes bien sanglantes (après la mort du cerf) et des flashback de l'enfance de Jerry avec ses parents et surtout avec sa mère.

On voit de vraies différences entre les moments où Jerry prend ou pas ses médicaments et Ryan Reynolds est vraiment bon dans ce rôle. Jerry est un garçon attachant qui ne voit pas la réalité comme tout le monde et même quand il commet des choses horribles, on reste attaché à lui. Même certaines scènes, qui devraient être sanglantes, deviennent plutôt jolies à voir quand on les voit du point de vue Jerry (comme les têtes dans le frigo)


C'est un film très drôle et un peu bizarre. La scène du générique est très drôle également.


vendredi 27 mars 2015

Journal d'une Princesse, La grande nouvelle (tome 1), Meg Cabot


J'ai lu les premiers tomes de cette série mais je n'ai jamais eu l'occasion de la finir. Les tomes étant plutôt courts, j'ai décidé de la lire en entier durant l'année. Il y a en tout dix tomes plus des tomes annexes dont un roman écrit par Mia.



A quatorze ans, bientôt quinze, Mia est une collégienne new-yorkaise comme les autres. Elle a une meilleure copine, est amoureuse en secret du plus beau garçon de l'école, déteste les maths et tient son journal où elle raconte TOUT.

Mais le jour où elle apprend que son père, qui vit en Europe, est en réalité le prince de Genovia, une petite principauté au bord de la Méditerranée, les choses se gâtent...

Voilà Mia princesse héritière!

Et ça ne lui plait pas du tout.



J'ai été agréablement surprise par ce roman. Je m'attendais à lire le journal d'une jeune fille plutôt superficielle et en fait, Mia est un personnage très attachant, une jeune fille comme on peut en rencontrer tous les jours. Elle est végétarienne, rêve de travailler pour Greenpeace pour sauver les bébés phoques et comme pleins de jeunes filles, elle ne se trouve pas particulièrement belle et voudrait avoir un petit ami.

Sa maman, artiste peintre, n'a jamais été mariée avec le père de Mia et est , d'après Mia, très irresponsable. Le journal de Mia commence par une chose qu'elle vient de vivre à propos de sa maman. Elle va sortir avec un certain Mr. Gianini. Tout serait parfait si Mr. Gianini n'était pas le prof de maths de Mia, matière dans laquelle elle est particulièrement mauvaise. J'aime beaucoup Mr. Gianini.
Elle se pose pleins de questions puis arrive la grande révélation que lui fait son père. Il est le prince de Genovia et comme il ne peut plus avoir d'enfants, elle est donc la princesse héritière de Genovia. Et son nom complet est Amélia Mignonette Thermopolis Renaldo (on comprend qu'elle préfère "Mia" ^^) et elle est effrayée à l'idée que cela se sache à l'école car elle pense que ce serait une nouvelle raison pour que les élèves se moquent d'elle alors qu'elle n'est pas particulièrement populaire à cause de sa grande taille et de son absence de poitrine.
 
Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'elle doit prendre des "leçon de princesse" avec son horrible grand-mère, princesse douairière de Genovia, et ça ne lui plait vraiment pas. Surtout que sa grand-mère n'est pas une des personnes les plus charmantes et qu'elle a des idées très arrêtées.
 
Elle essaye de vivre sa vie sans informer ses amis de cette chose mais tout ne va pas être aussi simple.

Ce que j'ai aimé dans le journal de Mia, ce sont les listes qu'elle fait, comme la liste des garçons les plus sexy avec sa meilleure Lilly. C'est drôle et ça fait une coupure dans le texte sans pour autant être dérangeant. Et puis, il est toujours intéressant de connaitre ses états d'âme. Il y a aussi des listes de courses, les devoirs qu'elle fait, des formules de maths, vraiment de tout et n'importe quoi et c'est très sympa à lire. Surtout qu'on découvre la vie dans un lycée américain et dans Greenwich Village. Dans New York en général.

Le point dérangeant, c'est que parfois, ça ne fait pas très réaliste car Mia se souvient parfaitement de ses discussions avec ses amis. Mais c'est très facile à lire et ce premier journal ne couvre que quelques mois de la vie de Mia.

Le premier tome a été adapté en film avec Anne Hathaway dans le rôle de Mia même si sa fin, au niveau de sa vie sentimentale, correspond à la fin du tome 3. Il y a eut une suite mais qui, je crois, ne correspond à aucun tome.

Un roman bien sympathique pour les adolescentes

Chappie


 

Dès qu'on a commencé à entendre parler de ce film, j'ai su qu'il m'intéresserait beaucoup. J'ai dans mes dvd (mais pas encore vu malheureusement) le film District 9 du même réalisateur, Neill Blomkamp.




Dans un futur très proche, à Johannesburg, la criminalité était vraiment élevée jusqu'à l'introduction de robots dans la police, appelés des scouts. Ils sont très efficaces et grâce à eux, il y a moins de crimes dans la ville. Deon, le créateur des Scouts, travaille chez lui sur l'intelligence artificielle et arrive enfin à son but et décide de la tester sur un scout qui doit se faire détruire. On ne veut pas le lui donner alors il le vole et alors qu'il est sur le chemin de sa maison, il se fait arrêter par des bandits, Yolandi, Ninja et Americano qui doivent beaucoup d'argent à un bandit très dangereux. Ils découvrent le scout dans le camion et il laissent Deon installer le programme d'intelligence artificielle dans le robot. Chappie est né. Mais il faut tout lui apprendre car il est comme un enfant qui découvre la vie et Ninja veut l'utiliser pour commettre des crimes.

Mais là ou travaille Deon, un autre employé, Vincent Moore, est très jaloux du succès de Deon avec les scouts alors qu'il peine à vendre son propre modèle de robot, l'orignal, un monstre de métal. Il est prêt à tout pour pouvoir en vendre.




Qu'est-ce qu'il est bon ce film!

Il y a beaucoup de scènes violentes car toute l'histoire se passe dans une ville où les gangs et les bandits font la loi (même s'ils la font moins depuis l'arrivée des scouts) mais quand la police et les robots interviennent, ça devient vraiment bon. Une des dernières scènes d'action du film est vraiment violente et il y a en prime une mort bien dégueulasse.

Mais malgré ça, c'est un film assez drôle et même parfois attendrissant. Dès que Deon (Dev Patel) installe l'intelligence artificielle dans le robot, et que Yolandi le nomme Chappie, on s'attache forcément à ce robot qui apprend la vie avec ses parents de substitution, Yolandi et Ninja, les bandits. Deon ne peut pas trop participer à l'éducation de Chappie car Ninja se montre très menaçant avec lui. C'est Yolandi qui s'attache le plus à Chappie et se comporte avec lui comme une maman alors que Ninja veut qu'il devienne fort pour pouvoir les aider rapidement. Parce que Chappie n'a que quelques jours à vivre car sa batterie est bientôt vide et on ne peut pas la lui changer. Pourtant, Chappie veut vivre et espère trouver une solution.

C'est tellement attendrissant de voir Chappie évoluer et d'imiter ses "parents". Ninja et Americano le customisent et il devient un robot avec une grosse chaine en or et qui parle comme une racaille. Mais Chappie est aussi très gentil, un peu peureux et les expériences de Ninja ne sont pas toujours joyeuses. Chappie sait ce qui va plaire à Yolandi mais pas à Ninja, comme dans la scène où il cache la poupée avec laquelle il était en train de jouer.

Vincent Moore (Hugh Jackman) est un ancien militaire qui bosse dans la même boite que Deon mais qui n'a pas du tout le même succès que lui car son robot militaire, l'orignal, ne se vend pas car il est trop gros, trop militaire. Et ça ne plait pas du tout à Vincent qui monte un plan pour pouvoir en vendre. Et c'est en le faisant qu'il découvre Chappie alors qu'il sait que Deon n'avait pas le droit de prendre le scout. On se rend vite compte qu'il n'est pas très net dans sa tête.

Les robots, que ce soit les scouts ou l'Orignal, sont vraiment très bien réalisés. On y croit vraiment, ça pourrait arriver un jour ce genre de choses. La robotique mais évidemment l'informatique ont une place très importante dans l'histoire. Mais également l'intelligence artificielle et surtout, la conscience et le libre arbitre.

La fin m'a énormément plu et surtout, beaucoup surprise. J'ai hâte de voir d'autres films de Neill Blomkamp.


Un excellent film de sf.


jeudi 26 mars 2015

Sherlock Holmes contre Jack L'éventreur, Ellery Quen



J'ai ce roman dans ma PàL depuis un petit moment et il était grand temps de l'en faire sortir.



Le détective Ellery Queen reçoit la visite de son ami Grant qui lui amène le manuscrit d'une aventure perdue de Sherlock Holmes, écrite par Le docteur Watson mais jamais publiée. Ellery décide de le lire, peu convaincu de son authenticité.



Je suis un peu déçue par ce roman. Il est pourtant  sympathique à lire mais je m'attendais à un peu mieux.

Ellery Queen reçoit le manuscrit, qu'on a glissé à son attention dans la voiture de son meilleur ami Grant et décide de le lire. Le style ressemble à celui du docteur Watson et l'enquête qu'il relate rejoint l'affaire de Jack l'éventreur.

Malheureusement, l'enquête n'est pas franchement passionnante et la petite enquête d'Ellery et Grant pour découvrir qui leur a remit le manuscrit ne l'est pas tellement non plus. La fin, avec l'explication d'Ellery m'a fait revoir mon avis général mais je pense que le tout aurait pu être amplement mieux.

Au niveau de l'identité de l'éventreur...je n'ai pas été déçue de la résolution mais par contre, je l'ai été un peu car je m'attendais tellement à ce que ce roman évoque un peu mieux ce tueur, qu'il parle plus en profondeur des meurtres précédant le début de l'enquête. Ce n'est pas un roman qui peut être utile à ceux qui veulent en savoir plus sur cette affaire.

On suit l'enquête de Holmes et Watson et entre les chapitres du manuscrit, on a quelques pages où l'on suit Ellery dans sa lecture et parfois Grant. J'ai peu apprécié ces chapitres car ils sont beaucoup trop courts pour qu'on s'attache à Ellery. Seul le dernier chapitre est un peu plus long que les autres.


Un roman un peu décevant. Je lirais peut-être d'autres romans d'Ellery Queen (le pseudonyme de deux personnes et aussi leur personnage) mais dans le genre pastiche de Sherlock Holmes, je ne le garderais pas longtemps en tête.

mercredi 25 mars 2015

Big Eyes


Avant d'aller voir ce film, je n'ai regardé aucune bande annonce. J'avais uniquement vu l'affiche que je trouvais plutôt très jolie et je savais que le film était réalisé par Tim Burton, un réalisateur que j'aime plutôt pas mal.



A la fin des années 50, Margaret quitte son mari avec sa fille Jane et va s'installer à San Francisco. Elle est artiste mais malheureusement, elle a du mal à trouver un emploi et peins des portraits dans la rue. Elle y rencontre alors un autre peintre, Walter Keane qui s'intéresse beaucoup à elle et qui se montre charmant. Quand son ex-mari menace de lui reprendre sa fille Jane, Walter lui propose de l'épouser pour que ce ne soit pas possible et Margaret accepte. Ils vivent plutôt heureux même s'ils ne parviennent pas à se faire une place dans le monde de la peinture mais Walter continue à essayer de faire exposer ses peintures et celles de sa femme. Grâce à un petit scandale, Walter arrive à faire connaitre les peintures mais se rend compte que ce sont celles de Margaret qui sont appréciées. Ayant à présent le même nom de famille, il n'hésite pas à s'attribuer le mérite des peintures de sa femmes, ses Big Eyes. Margaret en est déçue mais accepte la situation car son mari est plus vendeur qu'elle et qu'il fait rentrer de l'argent.



Je connaissais les Big Eyes mais je ne connaissais pas du tout l'histoire derrière ces peintures et j'ai aimé la découvrir à travers ce film.

Dès le début, on comprend que Margaret (Amy Adams) est une femme en avance sur son temps. Peintre plutôt talentueuse, elle déménage à San Francisco avec sa famille après avoir quitté son mari et se retrouve donc divorcée avec une enfant à charge. Le film parle un peu de la libération de la femme à travers elle et son amie. 

Elle fait rapidement la connaissance de Walter Keane (Christoph Waltz), un autre peintre très sociable et affable avec un air de gendre idéal. Il est vraiment charmant et arrive facilement à séduire Margaret et il ne tarde pas à lui demander de l'épouser. On se rend vite compte que Walter est un homme très impulsif et surtout qu'il ne supporte pas la critique, ce qui peut le rendre violent. Au fur et à mesure que le film passe, l'image de l'homme idéal s'efface peu à peu et Margaret découvre ce qu'est réellement son époux. Quand les peintures de Margaret, dont Walter s'attribue la paternité, commencent à devenir vraiment très connues, il s'enfonce dans ses mensonges et essaye de leur donner de la consistance et on se rend compte que plus le temps passe, plus Walter est persuadé que les peintures de sa femme sont réellement les siennes.

Ce film parle de cette histoire vraiment passionnante mais également de la passion (pour la peinture dans ce cas) qui fait que Margaret accepte la situation (même si l'argent y est pour beaucoup), du talent ou de son absence et aussi de la critique qui peut faire ou défaire une carrière ou une réputation. L'histoire est racontée par une voix off qui appartient à un journaliste que rencontre Walter Keane avant que les peintures ne deviennent connues.

Je n'ai pas vu tous les films de Tim Burton mais je pense en avoir vu suffisamment pour reconnaitre son style. Et il faut admettre que ce film ne ressemble pas aux autres de ses réalisations. La banlieue que quitte Margaret au début de l'histoire ressemble au lieu où se déroule Edward aux mains d'argent et tout le début a un petit côté kitsch. Mais c'est à peu près tout, je pense. Et peut-être la scène dans laquelle Margaret voit les autres personnes avec des gros yeux. Et j'allais oublier la toute première scène avec la machine qui imprime les reproductions d'une des peintures qui fait beaucoup penser au début de Charlie et la chocolaterie, le côté machinerie.



C'est un film vraiment très chouette mais il ne faut pas le voir juste parce qu'on aime les films de Tim Burton car il est très différent de ce qu'il fait d'habitude. Mais c'est une histoire qui mérite d'être connue.


Birdman ou (la surprenante vertu de l'ignorance)


Dès que j'ai vu la bande annonce pour la première fois, j'ai eu très envie de voir ce film qui semblait totalement déjanté.



Riggan Thomson est un acteur mondialement connu pour avoir interprété le rôle de Birdman, un super-héros, au cours de trois films mais depuis, sa carrière est sur le déclin. Il revient alors à Broadway et y monte une pièce de théâtre en espérant avoir du succès.




J'avoue que quand on regarde la bande annonce, plutôt très fun, on ne s'attend pas forcément à ce qu'on découvre car tout ce qui est dans cette bande-annonce n'arrive que très tard dans le film (qui dure deux heures). On suit le quotidien de Riggan (Michael Keaton) avant les différentes générales et premières de sa pièce à Broadway et on se rend compte qu'il a un petit soucis car il entend une grosse voix qui lui parle et qui semble appartenir à Birdman, le super-héros qu'il a joué trois fois au cinéma. Cette voix lui dit souvent de reprendre le rôle ou d'accepter des propositions qui le rendraient plus célèbre, comme des téléréalités. On se rend vite compte que malgré tout ce qu'il se passe de bizarre, la plupart se passe dans la tête de Riggan.

Dans son entourage proche, il y a sa fille et assistante, Sam (Emma Stone) qui sort de désintox, son meilleur ami et producteur Jake (Zach Galifianakis), ses actrices principales et Mike Shiner, un acteur nouvellement engagé sur la pièce (Edward Norton).

Le film parle très bien de la vie d'acteur et surtout de la difficulté, quand on a été connu pour un rôle particulier, de faire oublier cette image pour jouer d'autres rôles, surtout au théâtre comme le fait Riggan. Surtout que Riggan ne fait pas que jouer, il a également adapté une œuvre de Raymond Carver (What we talk when we talk about love) pour sa pièce et est également metteur en scène. Il joue gros sur cette pièce s'il n'obtient pas de bonnes critiques. Et s'il y a bien un personnage qui m'a agacé, c'est celui de Tabitha Dickinson (Lindsay Duncan), critique de théâtre qui a décidé d'avance de détester la pièce pour prétexte que Riggan a été très connu à cause de Birdman. Elle lui dit même "Vous n'êtes pas un acteur, vous êtes un célébrité." Il parait que le réalisateur tenait absolument à avoir Michael Keaton dans ce rôle, justement parce qu'il avait joué Batman dans les films de 1989 et 1992.

On a aussi le personnage de Mike Shiner (Edward Norton), qui est à la fois très drôle et vraiment agaçant à cause de son attitude à l'égard de Riggan et de la pièce. Il a un avis sur tout et prend le théâtre vraiment très (trop) à cœur. On sait qu'il est un acteur de Broadway assez connu mais qu'il s'est fait renvoyer de sa dernière pièce et on comprend pourquoi tant il est énervant. Mais les premières représentations étant proches, Riggan ne peut pas se permettre de le renvoyer, surtout que son seul nom fait doubler la ventes des tickets.

Outre l'histoire et les personnages, s'il y a quelque chose qui m'a marqué dans le film, c'est la réalisation. Je comprends tout à fait que Alejandro González Iñárritu ai reçu l'oscar du meilleur réalisateur. En fait, il n'y a quasiment pas de coupure dans le film (à part peut-être une vers la fin) car dès qu'un personnage quitte une pièce, la caméra le suit jusqu'à un autre endroit et dès qu'on y arrive, on se rend compte qu'il a pu se passer quelques heures ou plus entre les deux moments. Le film se déroule en quelques jours dans un espace assez réduit (le théâtre entier et les rues avoisinantes), ce qui fait qu'il est plus facile de suivre les personnages dans leur déplacements. En fait, ce film, c'est une scène qui dure deux heures.

Je ne me suis pas trop intéressée à la musique, mais souvent, il y a de la batterie (comme dans la bande-annonce) et quand les personnages avancent dans la rue ou le théâtre, ils croisent justement un joueur de batterie.


Birdman est un excellent film qui a bien mérité son oscar du meilleur film et toutes les récompenses qu'il a pu rafler.


mardi 24 mars 2015

Shaun le mouton, le film


Ayant vu la bande annonce de ce film au cinéma, je n'étais pas spécialement emballée par ce film. Je ne connaissais Shaun que de nom, sachant qu'il s'agissait d'une série animée mettant en scène en joli petit mouton. Ce qui me plaisait, c'était le fait que les personnages soient en pâte à modeler car j'avais bien aimé Wallace et Gromit, également du studio Aardman Animations.



Shaun et ses amis moutons de la ferme sont fatigués de toujours devoir travailler avec le fermier et voudraient avoir un jour de repos. Ils montent un plan pour endormir le fermier mais tout ne se passe pas du tout comme prévu car la voiture de camping dans laquelle ils l'avaient enfermés se met à rouler toute seule en direction de la grande ville. Shaun et ses amis tentent alors de retrouver le fermier et s'aventurent dans la grande ville où des moutons ne sont pas franchement à leur place.



Comme le cinéma le proposait en avant-première ce dimanche, lors du printemps du cinéma, je me suis dit qu'il serait bête de passer à côté. Et j'ai bien fait car j'ai adoré.

Comme je l'ai dis, j'aime beaucoup l'animation avec la pâte à modeler car cela donne un résultat que l'on voit uniquement dans les productions de Aardman Animations. Dès qu'on voit quelque chose de ce genre, on sait que c'est d'eux. Au niveau des décors, c'est vraiment très joli. Que ce soit la campagne, les intérieurs ou la grande ville.

Mais ce que j'ai préféré, c'est que comme Shaun et ses amis sont des animaux, ils ne comprennent pas ce que disent les humains. Ce qui fait que tous les humains parlent comme dans une langue étrangère avec beaucoup de grognements. C'est assez drôle et très intéressant. D'ailleurs, les animaux ne parlent pas non plus. Comme dans la vraie vie.

J'ai vu le film en compagnie d'une vingtaine de gamins et de leur parents et toute la salle a beaucoup ri et les enfants ont bien réagis au film. Il y a beaucoup de scènes très drôles, notamment celles qui se passent dans le restaurant ou à la fourrière. L'employé de la fourrière est d'ailleurs le principal antagoniste du film car Shaun et les autres moutons tentent, plus ou moins bien, de se faire passer pour des humains dans la grande ville pour retrouver le fermier. Beaucoup de gags très sympathiques.

Il y a quelques jolies musiques et chansons qui agrémentent le tout.


C'est un très joli film d'animation qui plaira autant à ceux qui aiment Shaun le mouton qu'à ceux qui, comme moi, le connaissaient peu. Et les enfants comme les adultes passeront un très bon moment au cinéma. Il sort le mercredi 1er avril en salle.

 

lundi 23 mars 2015

Bob l'éponge le film, un héros sort de l'eau


Quand j'ai appris qu'un nouveau film de Bob l'éponge était prévu, mon cœur de gamine a fait un bon. J'avais beaucoup regardé la série étant enfant et j'avais vu le premier film à l'adolescence et je l'avais plutôt apprécié. Quand il est sorti, je ne suis finalement pas allé le voir, ayant d'autres films qui m'intéressaient plus. Et comme il était encore proposé pendant le printemps du cinéma j'en ai profité pour le découvrir.



Le pirate Steak Barbare vole un vieux livre qui raconte l'histoire de Bikini Bottom. Sous l'insistance de quelques mouettes, il commence à lire l'histoire. A Bikini Bottom, la vie suit son cours. Bob fait les pâtés de crabe, Mr Krabs se fait de l'argent et Plankton essaye de voler la recette des fameux pâtés. Mais un jour, la recette disparait et Bikini Bottom sombre dans le chaos. Bob tente alors d'arranger la situation avec l'aide de Plankton.



Que dire de ce film? Personnellement, j'ai plutôt bien aimé et j'ai passé un bon moment au ciné. Mais je m'attendais à ce que les enfants étant à la même séance que moi réagissent plus que cela au film. J'ai eu l'impression que le scénario était un peu complexe pour eux. D'ailleurs, j'ai bien remarqué que certains des petiots avaient eu du mal à suivre, surtout au niveau de toute l'intrigue avec le livre de Steak Barbare.

Le scénario m'a bien plu parce qu'il m'a rappelé ces moments, quand j'étais enfant, où je regardais la série. Tout ce qui avait fait le succès de la série était là et j'étais ravie. Quasiment tous les personnages sont là. Et puis graphiquement, je suis vraiment retourné des années en arrière, ça m'a même donné envie de revoir la série et les nouvelles saisons.  J'ai aimé l'intrigue avec le livre du pirate, le personnage de Bubble et l'association entre Bob et Plankton. Et puis la machine à voyager dans le temps aussi.

J'ai aimé que, comme dans la série et le premier film, on lie dessin animé et image réelle, surtout grâce au pirate Steak Barbare qui est un vrai acteur (Antonio Banderas). Une partie de l'histoire se passe sur une plage mais contrairement à ce que laisse penser la bande-annonce, c'est une partie assez courte car il y a amplement plus de passages de dessins animés que de scènes réelles. Bob et ses amis sont d'ailleurs plutôt jolis graphiquement dans ces moments là.

A la fin, on a droit au générique de fin avec la chanson de début des épisodes (et un moment de rap assez marrant). Il y a également une chanson pendant le film sur le travail d'équipe. Côté doublage français, on retrouve l'équipe du dessin animé (à l'exception d'Erik Colin, qui doublait Patrick, malheureusement décédé fin 2013. Patrick est maintenant doublé par Boris Rehlinger) comme Sébastien Desjours qui double Bob et qui le rend terriblement attachant et enthousiaste. Certaines mouettes ont été doublées par les YouTubers Cyprien, Squeezie et Natoo. J'avoue qu'en l’apprenant, j'ai bondi sur ma chaise, ne comprenant pas ce choix et je ne le comprends toujours pas vu qu'il a peu d'intérêt car je ne pense pas, vu la cible de ce dessin animé, qu'ils aient fait venir des personnes au ciné. Malgré tout, leur prestation n'a rien de honteux et est plutôt bonne.

Il y a beaucoup de passages assez drôle comme celui où les habitants de Bikini Bottom suivent Bob et ses amis et alors qu'il doit se passer quelque chose d'important, un personnage (un poisson) s'exclame "Bon ben ok, tous les personnages secondaires, avec moi" et j'avoue que je me suis bien marré.


C'est un chouette film parfait pour les fans de Bob l'éponge carrée.